Le Mag' Finance

Décryptage du plan de sauvetage de 750 milliards d’euros de la zone euro

Catégories : Economie

Explications du plan de sauvetage de 75 milliards d'euros mis en place par l'Eurogroupe Lundi, les bourses européennes s’envolaient dès l’ouverture suite à l’annonce d’un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros par l’Eurogroupe à l’issue de plus de 11 heures de tractations à Bruxelles entre les ministres européens des Finances.  « Tournant historique » pour la ministre de l’Economie française Christine Lagarde.

Ce plan de sauvetage de la zone euro prend la forme d’un fond, une sorte de banque mise à disposition des états en difficulté. Il s’agit en fait de promesses de prêts garanties par la zone euro.

La semaine passée, les bourses européennes ont chuté lourdement, le CAC 40 perdant notamment plus de 11% suite aux inquiétudes des investisseurs concernant une contagion de la crise grecque à d’autres pays de la zone euro. Des rumeurs démentis par les états concernés circulaient à propos de demande d’aide colossale notamment de l’Espagne auprès du Fonds Monétaire International et les annonces d’abaissement des notes souveraines d’états membres de la zone euros par des agences de notation faisaient fondre le taux de change euro dollar sur le forex et chuter lourdement les places financières européennes.

Qui est prêt à mettre 750 milliards d’euros sur la table ?

.

Le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros est le fruit de la coopération des Etats membre de l’UE prêt à mettre 440 milliards d’euros (montant la quote-part de chaque état dans le capital de la BCE, soit près de 90 milliards provenant de la France), de la Commission européenne qui tient à disposition 60 milliards d’euros et du Fonds Monétaire International qui renforce ce plan avec 250 milliards permettant ainsi de créer un fond de 750 milliards d’euros prou soutenir les Etats en difficulté.

Que représente cette enveloppe de soutient des états de la zone euro ?

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Les besoins de financement (remboursement, déficits budgétaires et paiements des intérêts) de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande s’élèvent au global à environ 550 milliards d’euros sur les trois prochaines années. Un calcul basé sur l’aide apporté à la Grèce de 110 milliards d’euros porterait les besoins de financement à 650 milliards d’euros.

Ce mécanisme de stabilisation mis en place par l’Eurogroupe a pour objectif de changer la donne et de rassurer les investisseurs, mais l’élément primordial reste pour les états européens de mener des politiques de réduction de leur déficit budgétaire afin de ne pas avoir besoin d’être soutenu par ses voisins. Des efforts budgétaires forts doivent désormais être mis en place par les états européens afin de faire revenir leur déficit budgétaire sous les 3% du Produit Intérieur Brut.

Quels sont les déficits budgétaires européens ?

Les déficits budgétaires des états membres de la zone euro sont bien loin des objectifs établis dans le pacte de stabilité et de croissance à 3%. Le déficit public de la Grèce est en 2009 de 14% du PIB, le déficit budgétaire de l’Espagne s’élève lui à 11.2% du PIB. En France le déficit budgétaire en 2009 est de 7.6% du produit intérieur brut (149.9 milliards d’euros), mais le gouvernement français indique fermement son engament de ramener son déficit public à 6% du PIB en 2011 et à 3% du PIB en 2013 sans passer selon le gouvernement français par un plan d’austérité comme en Grèce ou l’Etat a décidé de prendre des mesures à la hauteur de la situation en augmentant la TVA, en baissant le salaire des fonctionnaires, en reculant l’âge de la retraite…

Tout reste donc à faire pour les états européens qui se protègent et montrent avec ce plan de sauvetage de 750 milliards d’euros des convictions communes et une volonté d’avancer ensemble.

Lundi, les bourses européennes s’envolaient dès l’ouverture suite à l’annonce d’un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros par l’Eurogroupe à l’issue de plus de 11 heures de tractations à Bruxelles entre les ministres européens des Finances.  « Tournant historique » pour la ministre de l’Economie française Christine Lagarde.
Ce plan de sauvetage de la zone euro prend la forme d’un fond, une sorte de banque mise à disposition des états en difficulté. Il s’agit en fait de promesses de prêts garanties par la zone euro.
La semaine passée, les bourses européennes ont chuté lourdement, le CAC 40 perdant notamment plus de 11% suite aux inquiétudes des investisseurs concernant une contagion de la crise grecque à d’autres pays de la zone euro. Des rumeurs démentis par les états concernés circulaient à propos de demande d’aide colossale notamment de l’Espagne auprès du Fonds Monétaire International et les annonces d’abaissement des notes souveraines d’états membres de la zone euros par des agences de notation faisaient fondre le taux de change euro dollar sur le forex et chuter lourdement les places financières européennes.
Qui est prêt à mettre 750 milliards d’euros sur la table ?
Le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros est le fruit de la coopération des Etats membre de l’UE prêt à mettre 440 milliards d’euros (montant la quote-part de chaque état dans le capital de la BCE, soit près de 90 milliards provenant de la France), de la Commission européenne qui tient à disposition 60 milliards d’euros et du Fonds Monétaire International qui renforce ce plan avec 250 milliards permettant ainsi de créer un fond de 750 milliards d’euros prou soutenir les Etats en difficulté.
Que représente cette enveloppe de soutient des états de la zone euro ?
Les besoins de financement (remboursement, déficits budgétaires et paiements des intérêts) de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande s’élèvent au global à environ 550 milliards d’euros sur les trois prochaines années. Un calcul basé sur l’aide apporté à la Grèce de 110 milliards d’euros porterait les besoins de financement à 650 milliards d’euros.
Ce mécanisme de stabilisation mis en place par l’Eurogroupe a pour objectif de changer la donne et de rassurer les investisseurs, mais l’élément primordial reste pour les états européens de mener des politiques de réduction de leur déficit budgétaire afin de ne pas avoir besoin d’être soutenu par ses voisins. Des efforts budgétaires forts doivent désormais être mis en place par les états européens afin de faire revenir leur déficit budgétaire sous les 3% du Produit Intérieur Brut.
Quels sont les déficits budgétaires européens ?
Les déficits budgétaires des états membres de la zone euro sont bien loin des objectifs établis dans le pacte de stabilité et de croissance à 3%. Le déficit public de la Grèce est en 2009 de 14% du PIB, le déficit budgétaire de l’Espagne s’élève lui à 11.2% du PIB. En France le déficit budgétaire en 2009 est de 7.6% du produit intérieur brut (149.9 milliards d’euros), mais le gouvernement français indique fermement son engament de ramener son déficit public à 6% du PIB en 2011 et à 3% du PIB en 2013 sans passer selon le gouvernement français par un plan d’austérité comme en Grèce ou l’Etat a décidé de prendre des mesures à la hauteur de la situation en augmentant la TVA, en baissant le salaire des fonctionnaires, en reculant l’âge de la retraite…
Tout reste donc à faire pour les états européens qui se protègent et montrent avec ce plan de sauvetage de 750 milliards d’euros des convictions communes et une volonté d’avancer ensemble.

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Cet article a été posté le Mardi, 11 mai, 2010 à 10 h 54 min •

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